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20 septembre 2008 6 20 /09 /septembre /2008 10:22


Le coup d'envoi a été donné en Alsace, ce lundi. Et toute la semaine a été marquée par un temps ensoleillé et sec à défaut d'être chaud. On notera quand même quelques pointes à 22°C au soleil.  

Mais l'importance est peut-être moindre puisque les vendanges actuelles concernent le crémant. Il est vrai que pour ce pétillant, l'état sanitaire du raisin n'est pas forcément primordial...

Mais pourvu que cela dure !

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Published by Philton
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17 septembre 2008 3 17 /09 /septembre /2008 20:10

Ce pinot noir provient du domaine Hummel. Boersch, méconnu et pourtant, ce monastère est le berceau du pinot noir en Alsace, selon d’érudits historiens. Son millésime, 1993, n’enchante guère les foules.

A la couleur, on voit qu’il fait son âge. Son aspect tuilé voire rouillé est certain. Il est clair et tend quasiment vers le rosé. Au début, le nez est sur le petit fruit rouge mais peu encourageant.

En bouche, il sent renfermé, le rance, un peu la venaison.

 Au fur et à mesure, il s’ouvre vers des notes kirschées légères puis même de fraise et fraise des bois. On sent la Bourgogne mais timide…Il tend à être fluet, c’est vrai. Mais il se défend encore bien ce " simple " Pinot Noir Alsacien pour 15 ans !

Le fromage ramené en direct des alpages autrichiens le dépasse clairement. D'ailleurs ce dernier s'accomoderait mieux d'un Riesling bien sec et nerveux. Mais enfin ! D'ailleurs ce fromage artisanal est monstrueusement riche, dense, texturé, vivant, pour ainsi dire ! Quand on le compare à un fromage industriel, on comprend sa douleur !

Revenons au vin qui pendant ce temps évolue étonnamment sur un sentier olfactif qui me fait plus penser à un vieux châteauneuf du pape qu’un vieux pinot noir…Bizarre mais c’est ainsi que je l’ai ressenti. Sans doute mon manque de connaissance et d’expérience m’induisent en erreur.

Atypique et intéressant !

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16 septembre 2008 2 16 /09 /septembre /2008 20:12

Non, ne fuyez pas ! I Ou sinon fuyez les clichés !l est tout à fait possible de faire d'excellents crus sur ce terroir...Explications à travers l'interview d'un viticulteur new generation !

Thomas Ludwig (tout à gauche) figure la nouvelle génération des vignerons allemands.
Il a fait ses études en France (Montpellier).


Interview de Thomas Ludwig, viticulteur en Moselle (Allemagne).

Philippe : Bonjour, pouvez-vous vous présenter rapidement ?

Thomas Ludwig : Bonjour. J’ai 35 ans, je suis vigneron en Moselle. J’ai repris le flambeau familial voilà quelques années, quand mon père s’est arrêté. Nous sommes viticulteurs de père en fils depuis 1628. J’ai fait mes études à Montpellier.

Phil : Présentez-nous votre domaine

TL : Il s’agit d’un domaine qui s’étend sur 9 hectares. Quelques uns sont sur le terroir " … " connu pour être très pentu. Le degré de pente atteint 70% à certains endroits, plein sud. Le sol est constitué de schiste et offre donc des vins très minéraux. Nos rendements se situent entre 40hl/hectare à 60hl/hectare. Nous cultivons à 80% du Riesling. Le reste est constitué de pinot noir et blanc, et chose nouvelle, de sauvignon.

Phil : Les vins de Moselle n’avaient plus spécialement bonne réputation. Qu’avez-vous fait pour redorer leur blason ?

TL : Comme je le disais, nous avons réduit les rendements de manière significative. Mais pour le reste, je conduis en respectant la nature. Cela ne signifie pas que je fais du vin bio, bien sûr. Mais nous limitons les traitements et labourons le sol tant que c’est possible avec de l’engrais naturel aussi.

Le vin a toujours été de qualité chez nous, quoiqu’on puisse en dire. Mon père était déjà respectueux de la qualité produite mais il est vrai que la baisse des rendements a permis un gain de qualité significatif.

Phil : quels sont vos clients ? Car l’Allemand est plutôt réputé buveur de bière…

TL : Lorsque j’ai fait mes études en France, j’ai pu constater que la région de la Moselle allemande est plus proche de la culture française que de la culture allemande. Les clients locaux sont donc nombreux. Mais aussi, l’Allemagne consomme désormais 25 litres de vin par an et par habitant. Ce chiffre est en constante progression. Cela dit, j’exporte principalement vers le Danemark mais aussi vers Hong-Kong et Singapour.

 

Phil : Décrivez vos deux principaux crus :

 

TM : le Riesling Trocken est un vin sec et minéral. Il ressemble un peu au Grand Cru Moenberg qui existe en Alsace, à Andlau. Le " Spätlese " est plus fruité, récolté plus tardivement, mais il n’est tout de même pas comparable à un vendanges tardives. Il se situe à un niveau intermédiaire.

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13 septembre 2008 6 13 /09 /septembre /2008 17:36



Ce Côte du Rhône E.GUIGAL se vend sans doute à une quantité énorme. A l’époque, j’ai dû le payer entre 4,50 et 4,99€ (lors d’une foire aux vins). Et pourtant, oui, ce millésime 2002 ouvert ainsi donne du plaisir. Il pourrait être à son apogée. A-t-on le droit de parler d’apogée pour un " petit " vin, vin industrieux ? Sinon, je me l’octroie tant il est vrai que les notes de cerises, de framboises mûres et une touche empyreumatique (moka?) rend ce vin plein et plaisant.

Il est vraiment bon et pour à ce prix-là, ils sont rares à offrir autant de plaisir.

Alors, bravo ! J’ai pu voir l’autre jour un autre GUIGAL, un chateauneuf du Pape 1999 qui someille…Il va falloir songer à le réveiller d’ici à quelques mois… J


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Published by Philton - dans Restaurants etc.
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13 septembre 2008 6 13 /09 /septembre /2008 09:32

On a commencé par un TOUR CARNET, un Médoc qui est un cru classé, si je ne m'abuse. Le millésime 2004 aurait du offrir un vin quelque peu fait: Pas du tout: l'attaque du bois déboule comme l'armée allemande sur Paris si j'ose dire et ne laisse guère de papilles gustatives intactes...C'est le massacre !

Ensuite, les tannins sont si serrés que le vin n'exprime rien d'autres que de l'astringence. C'est vraiment bizarre. Sans doute faut-il l'attendre ou le carafer.

Je me fais une autre idée d'un cru classé...



La bonne surprise vient de SOCIANDO MALLET 2006: L'attaque se fait sur un boisé très discret qui vient comme naturellement supporter un vin volumineux au fruité intense. Le vin est encore jeune et pourtant il est tout à fait agréable à boire. Un bel exemple de ce qu'il faut faire. J'ai aussi repris du 2004, il en restait hors catalogue.

Nous finirons cette mini-dégustation par un Muzard, 2006,Santenay "La 9ème de Mus'art": Un nez intéressant de diverses épices mais deux ans de garde lui feront du bien.

Quelques autres achats à l'unité :

Saint-Joseph "La Bise" Colombo, 2006: La RVF vante tant les mérites de cet ancien journaliste, que je suis obligé de me faire ma propre opinion...Un jour. Et ce vin là était accessible (env.14€)



















Non dégusté également ce Nuit Saint Georges dont j'ai trouvé la bouteille très belle...Pour le contenu, il faudra attendre un peu:




















J'ai aussi pris du SAUTERNES RABAUD PROMIS, 1999.

Voilà, pour l'essentiel ! Qu'en pensez-vous ?

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10 septembre 2008 3 10 /09 /septembre /2008 21:45

Cherchez le raisin...



Mais si, regardez bien, je vous assure !


Dans notre série les vins du nouveau monde, on apprend que Tahiti produit désormais également un excellent (sic) et coûteux vin issu de cépages divers et variés...Si quelqu'un en sait plus...

Mais qui a parlé de vin du nouveau monde ? Tahiti produit des vins forcément...français !

Et pourquoi être choqué, on fait bien de la plongée dans le Rhin alors pourquoi pas du vin (de raisin) à Tahiti !

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8 septembre 2008 1 08 /09 /septembre /2008 20:35

Voici l'article que j'ai écrit paru dans les DNA de ce jour:

 

Précurseur dans le domaine, le sentier gourmand de Scherwiller s’est déroulé, hier, avec pas moins de 3300 participants sur les pentes ardues du Rittersberg à Scherwiller.

Organisé par le syndicat viticole de Scherwiller présidé par Damien Sohler et l’office de tourisme de Châtenois-Scherwiller, la manifestation est complète chaque année depuis dix ans. Après l’attente pour percevoir son verre à dégustation, la marche vers les crus de Scherwiller peut commencer avec l’apéritif et son crémant brut qui remporte un beau succès grâce au truculent Hubert Blumstein qui sert le vin avec passion. Le périple continue avec la célèbre soupe au Riesling très typée et particulièrement arrosée. On retiendra le Sylvaner 2000 de chez Guntz aux notes de noix et à la couleur ambrée.

 Monique et Christian viennent de la Rochelle : " des amis nous ont dit qu’il fallait absolument faire cette marche, alors on a fait le chemin jusqu’ici ! " déclare Monique. Un petit pâté matiné de porto est servi avec du bordeaux, partenaire invité de la manifestation. Le stand est littéralement pris d’assaut. On remarque un millésime 2005 qui évite salutairement l’élevage en fût de chêne et porte le fruité à son firmament. Boire du bordeaux au cœur du vignoble alsacien, ce n’est pas commun ! Plus loin, après la choucroute et les innombrables Riesling.

Au sommet, dominent le Ramstein et l’Ortenbourg, éternelles sentinelles de ces vignes qui semblent taillées au millimètre. C’est la pause idéale pour se ressourcer à l’eau minérale, du nord de l’Alsace. Ici Henri, venu de la Meuse avec son épouse en profite pour changer de chaussures. Le fromage est l’occasion de goûter un pinot noir. Pourtant, avec un munster, un gewurztraminer n’aurait pas été illégitime.

Albert Carl, président de l’office de tourisme de Châtenois-Scherwiller rappelle que " l’office de tourisme est en charge des réservations, mais on a fait le plein depuis longtemps. La réputation de cette marche n’est plus à faire. "

La descente du Rittesberg conduit à travers les vignes vers le dessert de glace à la cannelle et son cortège de Gewurztraminer, servi au centre du village. Etonnant, les vins bouchonnés sont rarement sanctionnés, et il faut qu’un amateur un peu plus averti alerte le serveur sur le fait pour qu’enfin la réaction soit unanime. Pathétique, la réaction de cette dame qui jure que non son plein verre de gewurz n'est pas bouchonné alors qu'il exhale le liège à 100 mètres à la ronde !...

Le café conclut cette marché plus arrosée de vins que d’ampoules, les chants des marcheurs en sont la preuve définitive.

 

Philippe Grussenmeyer

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7 septembre 2008 7 07 /09 /septembre /2008 20:30
Elle semble plutôt se porter bien. Malgré un léger manque de pluie (Eh ! Oui contrairement aux idées reçues les précipitations sont relativement faibles par chez nous !)

Voilà une vue du vignoble de Scherwiller (67), le 7/9/2008:


Et un détail sur le pinot noir:



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7 septembre 2008 7 07 /09 /septembre /2008 19:59

Lors du sentier gourmand, nous eûmes l'occasion de goûter à quelques vins de Bordeaux. Un exercice amusant, au coeur du Rittersberg (vignoble alsacien).




C'est l'union des producteurs de Grangeneuve et Rauzan qui a proposé ses crus sur un terrain particulièrement pentu !

Le château Grangeotte 2005 a retenu mon attention: sans élevage, on dénote toute le fruité de ce Bordeaux classique et bien agréable.

Le Haut-Mazière 2006 a été élevé en fût de chêne pendant 6 mois et cela se sent...Beaucoup. Mais autour de moi, les femmes réclament :"celui avec du bois !"...No comment !

Le Château Maurine 2005 : Le bois semble moins présent et pourtant il a subi de 12 à 18 mois d'élevage en fût de chêne neuf...La responsable m'explique que c'est parce qu'il est un peu plus fondu que le 2006.




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7 septembre 2008 7 07 /09 /septembre /2008 19:37

 

Dans le cadre du sentier gourmand, quelques crus de ce village qui se revendique le berceau du Riesling en Alsace ont été dégustés par votre serviteur.

1) Crémant d’Alsace, Ruhlmann:

La dégustation s'est faite au coeur des vignes, dominées par le château de l'Ortenbourg.


1) Crémant d’Alsace, Ruhlmann:

La bulle est fine et bien présente, le vin sec et parfumé à souhait. Pas mal du tout !

2) Sylvaner Domaine 58 (Ernst), 2006 :

Un Sylvaner qui passerait presque pour un Riesling. La robe est claire.Il est bien concentré, ensoleillé sur du citron et des fleurs blanches.

3) Sylvaner, Christophe GUNTZ, 2000 :

Ce Sylvaner a déjà 8 ans : on le remarque à la robe déjà quasiment brune. Le vin est sur la noix, complètement atypique. Dense, il est agréable, un peu oxydé quand même, il ressemble à un vin du Jura.

4) Pinot Blanc, Jean-Paul Schmitt, 2006 :

Un vin minéral, fin sur une robe claire. On sent un peu de silex, un vin agréable dans son genre.

5) Pinot Auxerrois, Ruhlmann, 2006 :

A l’opposé ou presque du précédent : il présente plus les caractéristiques d’un vin d’apéritif. Une plus grande sucrosité est présente.

6) Pinot Auxerrois, DUSSOURT, 2006, Réserve particulière :

Agréable, il présente une point de vanille qui me fait penser à un séjour en fût de chêne. Les serveurs ne peuvent m’apporter une réponse. J’interrogerai le domaine sur ce point. Pas mal.

7) Pinot Auxerrois, domaine HAAG, 2006 :

On retourne sur un Pinot de type sucré.

8) Pinot Auxerrois 2005, Domaine 58, Ernst :

Le registre est plus sec, fleurs blanches, fougères et un peu de citron.

9) Pinot Auxerrois, BLUMSTEIN, Non millésimé ( ?),

Pas de millésime sur l’étiquette, étonnant. BLUMSTEIN réussit bien son auxerrois, et c’est une nouvelle fois le cas. A condition d’aimer le côté sucré de ce vin.

Je craque pour le DUSSOURT : original et sympa. Le BLUMSTEIN n’est pas mal dans le registre plus sucré.

Nous continuons sur une choucroute de bon aloi :

10) Riesling 2006, SCHMITT, Rittersberg :

La première bouteille est bouchonnée. POur la seconde :

Minéral, une pointe d’agrumes, équilibré.

11) Riesling 2004, BLUMSTEIN :

Après le SCHMITT, le vin a du mal à trouver son rang. Il est un peu mal défini. A regoûter.

12) Riesling 2005, Domaine 58 –ERNST :

Un très bon Riesling. Il évolue sur des notes d’agrumes et pointe même jusqu’aux écorces d’orange. Un mélange complexe et vraiment très agréable. C’est une très belle surprise !

13) Riesling 2006, GUNTZ :

L’acidité est encore bien présente. En même temps, 2006 a été un millésime difficile. Le vin semble encore un peu vert et pourrait gagner un à deux ans de garde.

14) Riesling 2006, FREY-SOHLER :

Un riesling typé très sec sur le silex. Il ressemble au SCHMITT du début.

15) Riesling 2006, HAAG :

L’acidité semble dominer de manière unilatérale…

 

 

16) Riesling 2007, KROSSFELDER :

Un Riesling qui tient ses promesses. Vif, sec, bien équilibré.

Je ne veux pas faire de classement mais le Riesling, certes du millésime 2005, de chez ERNST (domaine 58) a offert une belle surprise !



























Quelques uns des Rieslings dégustés (sauf le Dillenseger). Mention pour le domaine 58.





Avec le plateau de fromages, nous passons au pinot noir. Peu seront dégustés par manque de temps :

17) Pinot noir DUSSOURT, Réserve particulière,2006 :

De la chair mais beaucoup de tannins.

18) Pinot Noir BLUMSTEIN, cuvé Symphonie, 2005 :

Une belle étiquette mais un vin qui semble se chercher. Peut être à regoûter !

19) Pinot noir, SCHMITT, 2006 :

Du fruité dans la jeunesse. On sent un bon pinot noir qui a pris un peu la barrique ? Un bon vin !

Les Pinot Noir.



20) Gewurztraminer, SCHMITT, 2006 :


Première bouteille bouchonnée. La seconde offre un vin sur la rose et le litchees qu’on apprécie mais avec une certaine acidité.

21) Gewurztraminer, DUSSOURT, 2006 :

Un bon gewurz qui remplit son cahier des charges.


22) Gewurztraminer, RUHLMANN, 2006 :

POur ce millésime difficile, le vigneron offre un vin souple, dense et généreux. Tout ce qu’on attend d’un gewurz !

23) Gewurztraminer, BLUMSTEIN, 2006 :

Il y a une point de souffre qui semble nuire à l’harmonie du vin.

 

 Voilà, une rude journée qui laisse quand même quelques grands contours sur les vignerons de ce village !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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