Dimanche 29 novembre 2009 7 29 11 2009 19:40
Bouteille lourde, étiquette élégante. Le vin séduit par son apparence.

La robe sombre est attirante également. Le nez est sur l'empyreumatique et l'alcool mais discret malgré une aération de 8 heures.

La bouche est chaude, le vin est très concentré, toujours avec des notes de chocolat, un peu de cuir, une pointe réglisée et de fraise et cerise en finale.

Malgré la chaleur qui l'étouffe un peu, il reste agréable. Un vrai vin du Sud.
Par Philton - Publié dans : Vins de la vallée du Rhône - Communauté : Oenologie
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Samedi 28 novembre 2009 6 28 11 2009 12:39

Lors d'un rapide passage en Allemagne, j'ai acquis ce cru, sans aucun autre repère que celui de la réputation du fameux vin de glace allemand.



Le vin de glace, c'est un peu le SGN alsacien: Sur l'étiquette, il est mentionné que les raisons sont récoltés à l'aube, par -7°C.

Il s'agit d'un millésime encore jeune: 2004. Nous le buvons avec Christian.

La robe est vieil or, magnifique, carmin d'un or très sombre, donc.

Le nez est envoutant sur la pomme et les fruits jaunes.

Mais c'est en bouche que cette liqueur qui titre 8° se révèle. Attention, certains penseront que 8° d'alcool c'est peu. Mais il me semble que le système de mesure allemand oblige à rajouter 5° pour avoir le titre français, soit 13°.

Sans doute la signature du Botrytis est là: la bouche est ample, un poil pâteuse (jeunesse du vin?), mais concentrée de manière considérable !

On peut considérer que ce cru mit Prädikat offre un bon aperçu du Eiswein: pêche, fruits jaunes sont littéralement rôtis ! Si on cherche le sens des fruits rôtis, c'est bien ce vin qu'il faut goûter. Il évoque de grands Sauterne, à un prix bien inférieur, de mémoire.

Le côté pateux est compensé par une coiffe d'acidité tout à fait salvatrice. La longueur reste relativement moyenne.

Mais ce Eiswein allemand est très bien, il faut bien le reconnaître.



Par Philton - Publié dans : Vins du monde - Communauté : Oenologie
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Jeudi 26 novembre 2009 4 26 11 2009 20:26

J'ai pu déjeuner dans cette brasserie sympathique qui est constitutive d'une chaîne en France.

Je fus notamment surpris par la carte des vins qui comportent bien des noms en vogue.

Mais deux vins retiennent plus particulièrement mon attention et surtout leurs prix de vente:

- Roederer Cristal 2000 à 175€

- Haut-Brion 1999 à 225€


Compte-tenu des prix du marché, je trouve ces prix très corrects. Après, il faut avoir envie de boire cela dans une brasserie, aussi élégante soit-elle.

J'ai posé la question au serveur au sujet du prix contenu du vin: sa réponse fut un peu décevante: "je vous en apporte une ?"...

Par Philton - Publié dans : Restaurants etc. - Communauté : Oenologie
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Jeudi 26 novembre 2009 4 26 11 2009 17:21
Tiens voici que je goûte à l'occasion d'un déjeuner un Sancerre rouge.

Intéressant, avec des petits fruits rouges, on dénote une forte dominance de type poivre noir. C'est très digeste et sympathique comme vin !
Par Philton - Publié dans : Vins de Loire - Communauté : Oenologie
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Jeudi 26 novembre 2009 4 26 11 2009 08:27

Voilà revenu le temps où le Beaujolais nouveau coule à flot. D'un côté, les vignerons se plaignent de la mauvaise image de leur vin, de l'autre certains font une fortune et salissent l'image de cette région en faisant déborder des piscines remplies de japonais priviliégés (sic) et de Beaujolais nouveau.

Maintenant pour cette période 2009, j'ai bu goûter un Beaujolais Village Le Moulin du Prince issu d'une petite association "Terra Vinis" ? qui offrait un Beaujolais assez bien fait et qui n'avait pas les caractéristiques étranges du Beaujolais nouveau habituel. Pour bien être sûr de la différence, j'ai pris sur moi de boire également du Duboeuf: et là c'est incontestablement toujours la même horreur: banane, texture très moyenne, arômes venus d'une autre planète...Cela dit ce Beaujolais-Village était tout à fait recommandable:

Par Philton - Publié dans : Vins du Beaujolais - Communauté : Oenologie
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Dimanche 22 novembre 2009 7 22 11 2009 08:43

D'une jaune pâle, cet Apremont possède déjà un nez végétal assez prononcé.

Sa bouche laisse transparaître la typicité du cépage jaquère avec force: c'est la vivicité du vin qui frappe: de la poire et un côté fougère et herbacé pour la finale.

Un vin très typique et plaisant à tout petit prix. Bravo à ce vigneron que je découvre. Il domine largement ce château Ripaille loué sur LPV.

Par Philton - Publié dans : Vins de Savoie - Communauté : Oenologie
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Dimanche 15 novembre 2009 7 15 11 2009 08:22

Le vin à peine ouvert se laisse aller à quelques pétillements digne de son millésime. Heureusement, tout rentre rapidement dans l'ordre !

On attaque sur le fruit blanc avant de se retrouver avec quelque chose d'assez consistant presque une VT en réalité sur les fruits exotiques intenses. Pas si mal, si on aime le sucre !

Par Philton - Publié dans : Vins d'Alsace - Communauté : Oenologie
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Vendredi 13 novembre 2009 5 13 11 2009 17:55
Ce Canon-Fronsac en un millésime peu réputé présente une robe légèrement tuilée et un peu trouble en raison de particules en suspension.

L'avantage c'est que la rudesse du Canon-Fronsac est bien atténuée par les ans.



Le nez d'intensité moyenne mais néanmoins on y ressent la myrtille, la mûre...le cassis, du graphite.

En bouche, l'aération de deux jours est favorable: le vin un peu timide qui restait sur les fruits rouges et assez fluide a pris de l'envergure: s'y ajoute maintenant un peu de café mais surtout de la prune, il a gagné en puissance même si la finale reste courte. Il est bien agréable ce vin de 22 ans !
Par Philton - Publié dans : Vins de Bordeaux
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Mercredi 11 novembre 2009 3 11 11 2009 09:27

En Alsace, la saison de la distillation est maintenant lancée. Manu a une autre vie que le vin : le schnaps. De mauvaise réputation, l’eau-de-vie  à base de fruits issus de nos vergers n’est pas en vogue chez les jeunes. Car évidemment, boire un bon alcool issus de fruits locaux ce n’est pas tendance comme la vodka-redbull ou le cognac ou les autres alcools bien pourvus en publicité et en produits chimiques variés !

 Quel dommage !

 

Les joyeux bouilleurs de crus: pourvu que ça dure !

Heureusement Guillaume Stinner, Yannick Sengler, Mathieu et Laurent Uhlrich ainsi qu’Emmanuel Breysse en ont fait une passion depuis 10 ans. Aujourd’hui, âgés entre 30 et 35 ans, ils sont fiers d’avoir perpétué la tradition.

  Le droit en franchise s’établit à 10 litres d’alcool pur. Ce droit qu’ils détiennent de leurs aïeux s’éteindra malheureusement en 2011 « et ce n’est pas faute d’avoir défendu ce droit à une exploitation raisonnée des vergers notamment par le député  François Grussenmeyer qui en avait fait l’un de ses chevaux de bataille. » rappelle Emmanuel.

Ce député avait bien tenté de faire passer cette loi de raison qui participait du maintien de nos vergers. Mais il s’est heurté au puissant lobby du Sud-Ouest et des alcools d’importation comme le Whisky. En plus déjà à cette époque, on voyait poindre la lénifiante politique anti-alcool qui sévit actuellement sur notre doux pays. Difficile de lutter, même si les combats à l’Assemblée Nationale ont été féroces. Le député François Grussenmeyer s’étant même heurté à  Alain Juppé, pourtant proche.

 Revenons à nos bouilleurs de crus :  les 150 kilogrammes de mirabelles issus des vergers de nos amis (sans sucre ajouté)  vont tout de même permettre produire près de 30 bouteilles.

 

L’alambic alimenté par du bois commence à chauffer. La vapeur d’eau s’échappe de cette mystérieuse machine qui produit une distillation en deux passes. Le  "roibrant" = se prononce roye = cru et ensuite le guetbrant= la bonne cuisson, distillation. C’est le bois qui permet de réguler l’intensité de la cuisson. La nature du bois influe même sur la distillation ! Quel bonheur !  Dans la première passe, on recueille un condensat contenant des impuretés. On nettoie l'alambic, puis on y verse le condensat. Le feu est alors très doux, le chauffage très lent pour recueillir le schnaps qui coule en fin filet. Un alcoomètre (densitomètre) flotte  dans la bassine en cuivre qui recueille le schnaps.

 

Les mirabelles ont bien fermenté. Il s'en dégage une bonne odeur.

Même les voisins sont venus voir car distiller, c'est encore un évènement et comme cela devient de plus en plus rare, cela attise à proportion la curiosité. En attendant, c’est le millésime 2007 qui est dégusté. Avec la modération qui sied pour un alcool qui titre entre 45 et 50°c selon les années.

Chapeau à Manu et sa bande pour perpétuer cette tradition chaleureuse et conviviale au cœur de l’Alsace. Car la distillation c’est aussi un vrai partage entre ami, c’est prendre le temps de voir les choses se créer. Précieux par les temps (le temps ?) qui coure(nt).

 

Par Philton - Publié dans : Autres alcools - Communauté : Oenologie
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Dimanche 8 novembre 2009 7 08 11 2009 17:01

Dans sa toute récente lettre à ses clients, le domaine Albert Mann prend position contre la supression de la mention du cépage pour les grands crus qui vient de la réforme viticole engagée par Bruxelles.

Son argument: "Cela remet en cause 80 ans d'une belle réussite de notre vignoble. L'indication du cépage apporte une lisibilité indispensable sur les caractéristiques gustatives de nos vins et des accords".

Et de donner l'exemple du Grand Cru Schlossberg et du Riesling dont le granite apporte sa pureté.


D'un autre côté, dans passion Vin, Jean-Michel DEISS, présidents des GC d'Alsace, de son côté fustige l'absence de spécialisation par cépage des grands crus. "On se retrouve avec 51 grands crus multipliés par les mentions (SGN...) et les cépages, on arrive à près de 500 modalités différentes!" C'est pourquoi il milite pour la suppression du cépage sur l'étiquette. Normal pour le chantre de l'anti-AOC et des mélanges de genre.


Marc Tempé, lui, propose carrément d'ajouter des premiers crus à l'intérieur des grands crus actuels.

Josmeyer s'inscrit de son côté en opposition des éléments de JM DEISS et surtout critique la méthode du président des Grands Crus.

Le débat est encore à venir.

L'idée de M.DEISS de limitation des mentions pour l'efficacité auprès d'un plus large public peut s'entendre en terme de marketing.

D'un autre côté, l'amateur ne prend-il pas plaisir justement à se mouvoir dans les méandres des appellations et des cépages ?

Quel serait le réel impact de cette simplification ?

Le vin est quelque chose de complexe. 

 Personnellement, je n'ai pas d'avis tranché tant que le débat est sain (même si mouvementé) et permet aux vins d'Alsace de sortir gagnant et que la reconnaissance de sa qualité soit toujours plus forte auprès du public, quel qu'il soit.
Cette réforme doit être au service du vin d'Alsace et non pas servir uniquement les intérêts de quelques vignerons. Il faut qu'elle soit prise comme une opportunité de rebondir.

Par Philton - Publié dans : Hum ! Heure...(Humeur) - Communauté : Oenologie
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