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10 novembre 2008 1 10 /11 /novembre /2008 08:43

Une petite dégustation apéritive s'improvise: nous démarrons sur le crémant EGGENSPIELER; la personne invitée est bluffée par le nez de ce crémant, ces fines bulles et la bouche dont on retrouve le nez quoiqu'il en dise. Le crémant est confirmé dans sa prétention (sic) à rivaliser avec un champagne. Il est très sec et nerveur, toujours avec du riesling majoritaire mais sans doute aussi du pinot noir ?

Heureusement, ma femme dévoile le pot aux roses avant que le convive ne croit définitivement à un champagne.

Nous attaquons ensuite un Savennières, Clos de Coulaine, Papin&Chevallier, 2006:

Ce domaine est réputé.

Belle couleur déjà dorée pour ce vin au beau nez d'agrumes avec une très discrète touche oléagineuseet on sent déjà l'alcool.

 En bouche, l'attaque est franche, le milieu de bouche donne du gras, des agrumes, de l'alcool à profusion, trop sans doute. La finale est un peu verte, signe que le vin aura encore besoin de vieillir tant pour estomper son fort niveau d'alcool que pour améliorer sa finale.












Une très belle bouteille (esthétiquement) dont le vin doit encore se discipliner.



Nous continuons avec un Côte de Jura, Boilley, 2002 Les Marnes Bleus:

Sa couleur est jaune or aussi et le nez évocateur quant à la noix. On tend à penser de suite à une proportion de savagnin ?

En bouche le milieu est bizarrement un peu aqueux et la finale s'en ressent, cela tranche avec l'attaque sur la noix et si typique. Cela tranche surtout par rapport à la dernière bouteille ouverte qui était bien plus expressive...Ou sont-ce les vins précédents qui lui font ou nous font cet effet ?

Pas déplaisant néanmoins.

Ensuite, c'est autour d'un vin encore servi à l'aveugle et mon convive est décontenancé: la couleur est très somble avec des reflets violets. On dirait un vin du sud. Il se lance d'ailleurs avec raison sur cette piste. Le nez est cassis, mais aussi avec une pointe de réglisse et de violette. On pense à de la syrah, grenache et pourtant je ne sais pas si je psychote mais j'ai l'impression qu'il pinote ?

En bouche, le vin est concentré toujours sur le cassis, un peu de fraise et de la violette, zan etc. La finale est déconcertante avec du sucre qui remonte d'où on ne sait où...Eh bien, il s'agit d'un vin...allemand...Hans KOCH 2003 - Weingüt - Trocken etc (que de mentions!) 2003 de Kandel...C'est drôle quand mon convive voit l'étiquette, il le trouve tout de suite moins bon ;)

Pourtant même s'il est dérangeant pour le palais français, on ne peut pas dire qu'il soit mauvais si ce n'est cette finale un peu trop compotée qui désharmonise le tout.

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10 novembre 2008 1 10 /11 /novembre /2008 08:41

Nous voilà donc parti pour un Beaune 1er Cru Domaine Delagrange 1998: un bon vin mais aux tannins finaux encore serrés qui lui laissent un peu de marge. Je ne peux plus en dire plus car j'attendais les photos pour mettre l'article en ligne, malheureusement, les photos ne semblent pas prêtent d'arriver pour une raison que j'ignore...Le morgon bu ce jour là était très plaisaint mais je n'en connait plus le détail, donc je n'en parle pas. Il en va de même pour ce Riesling de Bergheim.

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7 novembre 2008 5 07 /11 /novembre /2008 09:22



Une vigneronne moderne

A la Vancelle, un panneau un peu surprenant indique un vigneron. Pourtant, nous sommes bien loin de la route des vins et de la zone AOC. Ce sont les affres d’aujourd’hui lorsqu’une jeune vigneronne se lance dans une exploitation.

 

Caroline Eggenspieler a 31 ans. Elle est fille de vignerons depuis trois générations. Son père, qui a eu quatre fille, a été un grand promoteur du pinot noir de qualité en Alsace et au-delà. "  Le travail de la vigne m’a toujours passionnée  ", depuis toute petite. Je ne me voyais pas faire autre chose " indique la jeune femme, désormais mère de deux enfants. Elle fait des études au lycée viticole de Rouffach puis complète sa formation par des études d’œnologie à Obernai. Diplômes en poche, elle se lance dans la création de sa propre entreprise. Les vins Eggenspieler existent officiellement depuis 2006, premier millésime embouteillé. Avec 4,5 hectares de vignes disséminés entre Châtenois et Scherwiller pour le riesling, Epfig pour le gewurztraminer, Rosheim pour le sylvaner et enfin Otrott pour le pinot noir, les terroirs sont les plus adaptés pour chaque cépage. Cela est un avantage pour le consommateur mais pas forcément pour le viticulteur qui s’oblige à de fastidieux déplacements. Et Caroline a une autre passion : le miel. Châtaigier, sapin ou toutes fleurs, c’est un complément au cohérent au travail de la vigne, " même si les abeilles sont au plus mal, en ce moment " relève l’apicultrice-viticultrice.

 

Vendanges, an III

 

Pour ses troisièmes vendanges, Caroline a trouvé son rythme de croisière. Elle se sent à sa place en tant que femme, mère et vigneronne. " En 2008, ce n’est plus un problème, beaucoup de femmes sont reconnues dans ce milieu. Mais il est vrai que mon mari me donne un sérieux coup de main ". Joffrey Eggenspieler est pour sa part responsable d’exploitation forestière mais s’investit aussi beaucoup dans les vignes. " Je m’occupe aussi des enfants " indique ce père moderne. Pour le moment, le raisin est encore vinifié à Barr avec un œnologue qui suit le processus. " Pour ce qui est de notre implantation actuelle à la Vancelle, il était difficile de trouver rapidement un endroit approprié sur la route des vins ainsi que d’acheter des vignes. Je souhaite encore louer un hectare " avoue Caroline. Mais le couple a acheté une ferme à Scherwiller, au cœur du vignoble dans laquelle il stockeront dès l’an prochain le produit de leurs vignes chez eux, enfin.

 

Philippe Grussenmeyer (c) DNA 2008.

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7 novembre 2008 5 07 /11 /novembre /2008 07:33

Château MARTIN 1996 Saint-Estèphe : Superbe arômes de fruits rouges (cerise pleine, fraise…). Tannins bien fondus, vraie longueur en bouche qui se termine en apothéose sur de subtiles notes plus empyreumatiques. Je pensais qu’il serait bon mais là c’est un vrai bonheur.

MADIRAN (?) : 1987 : A la vue du bouchon, j’ai eu peur. Mais le vin est intact. Caractéristique de son âge avancé, le temps l’a bonifié sans doute mais il est maintenant à boire. Fondu, mais vivace voire fougueux, il est généreux et caractéristique : superbe affaire !

TOKAY PINOT GRIS SELECTION DE GRAINS NOBLES 1996 : Domaine Des Anges : ROHRSCWIHR(?). LE SGN en Tokay est très spéciale car sur le leetchees de manière exacerbée poui celui qui est habitué au Gewurtz SGN…Personnellement j’accroche pas trop surtout pour le prix. Expérience à faire et à apprécier.

 

GEWURTZRAMINER 2000 CUVEE SPECIALE LEON IX GRAND CRU EIGER : Pitié, laisser le un peu respirer dans votre verre sous peine de vous gâcher du vrai plaisir qu’il peut vous offrir : des vrais notes de fruits jaunes et exotiques (goyave) font de ce vin très agréable et racé un partenaire idéal pour vos desserts ou apéritifs. (pourrait dire un guide ! J ).

BORDEAUX ST GEMME 2000: Je le trouve un peu déséquilibré comme ce TOKAY PINOT GRIS 2006 (sur les 2006 on pouvait encore mettre la mention TOKAY ?) de chez MOSER à BARR: Nez complexe mais bouche happée par le sucre trop exacerbé et une finale avec trop d'acidité...Pourtant on me rétorque que c'est la cuvée Particulière...Je répond tant pis.

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3 novembre 2008 1 03 /11 /novembre /2008 21:26
La choucroute de poisson composée notamment de saumon et de noix de Saint-Jacques est délicieuse...Et les vins?

Voilà ce Riesling Grand Cru Schlossberg 1998 de la cave KK: Eh bien il faut reconnaître qu'il tend vers un début d'oxydation :(...Mais la bouche est ample et révèle pas mal de sucre avec une finale qui laisse encore transparaître le terroir. L'oxydation reste donc légère mais réelle !

Riesling 2005 Cave d'Ingersheim (=J. Geiler?): Ce générique remplit son office avec honnêteté.

Riesling 2006 Cuvée Sainte-Marguerite Jean Geiler et sa fameuse bouteille à facettes : Oui, le fruité est plus intense mais le sucre aussi (bouteille à facettes, bouteille à sucrette ?)...Heureusement avec le munster cela passe assez bien.











Succulente choucroute de poisson !



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1 novembre 2008 6 01 /11 /novembre /2008 08:21

Ouvert en premier lieu, un gewurztraminer 2004 "Bollenberg" (GC?) de chez Théo CATTIN (à ne pas confondre avec le tumultueux Jacques). Un nez prometteur et en bouche c'est très bien sauf que ce vin est presque un liquoreux ! Le piège si on ne connaît pas ce qui était mon cas les raisons ont du être récolté en surmaturité, mais ce Gewurz est très bien. Ce n'est pas que le sucre l'écrase, au contraire il le met en valeur, le tout c'est de le savoir avant de le déboucher pour un plat exotique !


Comment définiriez-vous cette couleur?

Nous ouvrons ensuite le Gewurztraminer 2007 "KRITT" de chez GRESSER (Andlau) : Sa robe est bien plus claire que le précédent. Le nez est typé, en bouche le fruit est bien étalonné tout comme l'équilibre parfait. Ca croque presque sous la dent ! Un vin techniquement parfait ou presque. ET pour KRITT: c'est le terrain qui court d'Andlau à Villé, à proximité de Neubois (Kritt en Alsacien).

L'étiquette mention le degré de sucre 1 c'est très sec 10 c'est très liquoreux. Ici le curseur s'arrête sur 3. J'aurai mis 4 (c'est quand même moelleux !) bien que je ne connaisse pas les autres crus...Mais le sucre est présent mais juste ce qu'il faut ce vin est très bien équilibré et très plaisant.
Malgré son jeune âge, il est déjà très bon à boire.

Nous sommes en présence deux bons Gewurztraminer. Le premier s'exprime sur un registre entre moelleux et liquoreux. Le second reste juste moelleux.


















Un vin qui croque en bouche !

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1 novembre 2008 6 01 /11 /novembre /2008 08:02

Voici un article que je trouve intéressant, et le cuisinier aime les bons vins !

Alain Grandadam a 25 ans et il est né un premier janvier, cela ne s'invente pas. Le jeune homme avait deux rêves qu'il vient de concrétiser : devenir cuisinier et travailler aux Etats-Unis.

 

Le premier, c'était de devenir cuisinier. Ses grands-parents tenaient le restaurant du Frankenbourg à Dieffenbach-au-Val, aujourd'hui fermé. Il était souvent à observer et même donner un coup de main en cuisine. « Ce sera mon métier plus tard », avait-il alors affirmé. Ses parents ne l'avaient pas encouragé dans cette voie souvent semée d'embûches et surtout où le temps de travail ne compte pas. Mais rien n'y fera, Alain part étudier au lycée hôtelier d'Illkirch où il termine ses études par un BTS gestion hôtelière. « Le diplôme est plutôt axé sur le management, beaucoup partent gérer des hôtels de chaîne. Moi, j'avais envie d'avoir le couteaux entre les dents », se souvient le futur cuisinier. Le BTS ne prévoit que quatre heures de cuisine par semaine, mais la meilleure école est le terrain.

La bougeotte du cuisinier

 Diplôme en poche, Alain fait ses armes comme commis dans un hôtel-restaurant de Gordes dans le Vaucluse sous la houlette de Michel Delburgo qui officiera plus tard au Négresco à Nice. Moins d'un an plus tard, c'est le départ pour le port de Bonifacio où il exerce cette fois-ci comme cuisinier à part entière. Ensuite, c'est la Suisse où il travaille avec un chef colmarien et gagne sa confiance jusqu'à devenir second. Le premier rêve s'est donc réalisé, malgré des conditions de travail pas toujours évidentes.

En route pour les « States »

 Le second rêve d'Alain, c'était l'Amérique. « Mon oncle m'avait offert un drapeau américain que j'avais accroché au-dessus de mon lit. Et je me disais un jour j'irai là-bas, c'était comme une obsession mais en forme d'objectif », se rappelle Alain. Après 8 mois en Corse, il décide de partir. C'est une agence de voyage batave qui se charge de le placer dans un établissement californien. « Je voulais travailler dans un restaurant gastronomique et en Californie », dit Alain. « Les démarches administratives ne sont pas évidentes. Le visa pour rester 1 an et demi se cherche à Paris et il y a une sacrée attente », déplore le chef cuisinier français. Mais il en faut plus pour le décourager.

Dans la Nappa Valley

 Il arrive dans la Nappa Valley, au coeur du vignoble californien, berceau des plus grands vins américains où les vignes s'étendent à perte de vue et les vignerons utilisent des petits avions privés pour se déplacer. «  Le restaurant, c'est l'auberge du soleil en français dans le texte, mais tout le monde dit « Inn of sun ». J'ai galéré au départ : l'accent n'est pas évident, il faut trois mois pour s'acclimater à la langue et au reste ». Alain n'est pas parti pour s'enrichir financièrement mais plutôt pour se forger des souvenirs : il a bourlingué un peu partout là-bas bien que son travail de chef de partie ne lui laisse que peu de loisirs. L'établissement est huppé et le couvert moyen est à 350 $, vins compris. Alain expérimente les différents postes en cuisine et travaille essentiellement avec des européens : «  c'est une main-d'oeuvre peu chère et bien formée pour les américains  », constate le jeune français. Au bout d'un an et demi, il revient dans l'autre vallée, celle de Villé. Mais il se prépare déjà à repartir dans un restaurant à Zurich. Mais Alain a un troisième rêve : « ouvrir son propre établissement ou alors partir en Asie. Je verrais bien ».

Ph.Grussenmeyer (c) DNA 2008.

Édition du Ven 31 oct. 2008

 

 

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Published by Philton - dans Restaurants etc.
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31 octobre 2008 5 31 /10 /octobre /2008 18:32

Tout premier cru qu'il est, le SAint-Aubin n'est pas un vin de grande garde. Aussi, ce 1985 Blondeau-Danne "Le village" était pour moi quasiment hors d'âge !

Mais sa robe désormais éclaircie par les années n'empêchent pas le vin de se goûter encore fort bien. Bien sûr la force de sa jeunesse a disparu, bien sûr il est un peu fluet, mais son nez viandé, son discret reliquat de fruits rouges et son humus allégé en terre se boivent aussi rapidement que ces 23 années sont passées ! Je prends toujours du plaisir à boire de vieux crus. Cela a toujours été le cas, d'ailleurs. Quand on voit le dépôt qui décore l'intérieur de flacon, je ne peux m'empêcher d'y voir une métaphore disgracieuse mais si parlante du temps qui s'écoule.












Le bouchon a tenu bon, bien qu'il soit marqué !













Vous pouvez constater que le vin tend vers le rosé !

Mais la conservation de l'étiquette est l'apanage des bonnes caves ! (En l'occurence, celui-ci n'était pas conservé dans la mienne)

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31 octobre 2008 5 31 /10 /octobre /2008 18:26



On le voit à sa robe, ce vin aux délicates notes de cassis et de petits fruits rouges le confirme dans sa finale: les tannins sont encore puissants : il lui en reste sous le pied ! Même s'il est déjà très agréable à boire ce Gras 1999 Clos des Chênes ! 

Les puristes diront que l'osso bucco n'était pas le meilleur plat pour l'accompagner, quoique...En tout cas cet osso bucco était sans doute l'un des meilleurs que j'ai jamais mangé !

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30 octobre 2008 4 30 /10 /octobre /2008 20:36

Voici un Meursault 1er Cru Bernard Gras 2005 "Charmes": Au nez comme en bouche le côté beurré ressort nettement. Le fût de chêne est discret et les arômes floraux dominent le débat au détriment d'un fruit encore effacé pour ce cru agréable mais peut être un poil trop jeune encore.

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