Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
15 novembre 2008 6 15 /11 /novembre /2008 09:50

Au sortir d'une réunion (il est presque 22H00), nous voilà conviés de façon impromptue chez "Manu" pour une belle dégustation dans une demeure digne des meilleures revues ! Merci à Muriel pour son accueil chaleureux et aux convives présents.

On démarre par un Lussac Saint-Emilion, Les vieux chênes, 2002:


La robe est sombre, (la pièce aussi) et le vin un peu frais et se livre mal mais on y dénote les fruits rouges (cerises...) et des tannins bien fondus déjà, soyeux. Un vin gourmand et facile à boire.

Le vacqueyras Fonséguille 2003 qui suit est aussi un vin gourmand. Sur un nez de confiture de fraise, le débat en bouche s'intensifie sur les petits fruits rouges, la fraise et une finale savamment orchestrée sur la réglisse avec le poivre noir et les épices de rigueur. Un vin à boire désormais et bien fait. 60% Grenache (eh Oui Manu !!) et 30% Syrah (re-eh oui Manu ! ) 10% Cinsault-Mourvèdre.












Pas forcément idéal dans l'ordre de service le dernier vin goûté est un Rully 1er Cru Préaux de chez Suremain, 2002: il pinote certes et le fruit est présent mais sa fluidité dérange, sans doute eu égard au vin bien plus puissants dégustés juste avant. Comment le pinot noir pourrait ainsi lutter contre les hordes de Grenache et Syrah qui l'ont précédé ?


Une acidité omniprésente est aussi là pour confirmer cette sensation. Cependant, il devrait être bu en premier car il semble néanmoins bien ficelé...Je ne puis donner d'avis définitif en l'occurence. Pourtant 2002 était un bon millésime en Bourgogne, autant qu'il m'en souvienne ?

Repost 0
15 novembre 2008 6 15 /11 /novembre /2008 09:21


Quelques bouteilles dégustées avec un excellent souvenir pour le NOAILLAC 1996 et le BERNATEAU 1995 !
La taille de la photo ne permet pas forcément de lire les millésimes, ah cette technique !

Je récapitule: Moulin à Vent 1993 (Moulis)
PICHARD, 1994 (Madiran),
Bernateau ( ST émilion GC) 1995,
Noaillac, Haut Médoc Cru Bourgeois 1996
et Tour Saint Joseph 1997 (le moins bon de la série).

Repost 0
11 novembre 2008 2 11 /11 /novembre /2008 09:43

Ah ! Qu'il est difficile l'accord entre mets et vins...Pour une fois je ne me suis pas trompé en prenant un Gevrey Chambertin 2004 Bouchard Père & Fils avec une noisette de daguet et sa poire aux airelles.

Non, je ne suis pas fan de gibier que je cotoie souvent le dimanche matin dans la forêt mais là je dois dire qu'il faut relancer le marché car les sangliers foisonnent. Bon en l'occurence je mange du jeune cerf: Mon Dieu que cette viande fond dans la bouche, elle est d'une tendresse inimaginable et juste bien saisie. Bravo au restaurateur (la couronne, Scherwiller) qui malgré une serveuse un peu dépassée ne gâche rien au plaisir de cette viande délicieuse !

 

Et ce Gevrey exhale typiquement la Bourgogne au nez...ou plutôt le pinot noir puisque la bouteille bue dimanche soir de ce Pinot Noir 1993, Hummel, Boersch avait quasiment le même nez en plus faisandé...Eh oui incroyable similitude entre cet Alsace et ce Bourgogne. Mais finalement, c'est le même cépage...

 

Ce Gevrey est très classique. Pour un 2004 je le trouve déjà bien évolué. On y retrouve sans souci le cassis, un peu de cannelle et une finale suffisament épicée pour répondre à la sauce relevée du daguet, à défaut d'une complexité quelconque. Une vraie danse endiablée à laquelle se livrent ses deux partenaires dans mon palais enchanté.

Repost 0
Published by Philton - dans Restaurants etc.
commenter cet article
10 novembre 2008 1 10 /11 /novembre /2008 16:50
ROselyne et Christian m'ont invité pour un excellent filet mignon de porc à la crème...L'occasion de goûter quelques crus:

Muscat Mischler 1996, Benwihr : Nez typique mais bouche fuyante avec un appui incertain malgré un fruité présent. Excès d’acidité ?

Tokay Pinot Gris 2004 Goettelmann, Châtenois : Après le vin précédent on a du mal à retrouver ses marques. Et le peu dégusté ne permet pas de se faire une opinion réelle sur le moment.

Cotes du Rhône Guigual 2004 : Facile, agréable et soyeux. Guigal, égal à lui-même !

On fait une pause et puis...



Gewurztraminer, 2005, cuvée prestige, Hubert Meyer, Blienschwiller
 : Un vin d’une belle précision dont la palette aromatique est celle d’un arc-en-ciel : des agrumes aux fruits exotiques, tout y passe ! Le spectre du moelleux s’étire doucement vers une finale plaisamment acidulée. Très beau gewurz qui doit s’en doute ne pas être éloigné des standards des VT…Il faut dire que c’est le vin fait pour le titre de Miss Alsace de sa fille…Ceci explique sans doute cela.

























Hubert Meyer peut être fier de sa fille et de ce cru !

Un autre VT était prévu mais malheureusement, volant oblige, nous en resterons là !

Repost 0
10 novembre 2008 1 10 /11 /novembre /2008 08:43

Une petite dégustation apéritive s'improvise: nous démarrons sur le crémant EGGENSPIELER; la personne invitée est bluffée par le nez de ce crémant, ces fines bulles et la bouche dont on retrouve le nez quoiqu'il en dise. Le crémant est confirmé dans sa prétention (sic) à rivaliser avec un champagne. Il est très sec et nerveur, toujours avec du riesling majoritaire mais sans doute aussi du pinot noir ?

Heureusement, ma femme dévoile le pot aux roses avant que le convive ne croit définitivement à un champagne.

Nous attaquons ensuite un Savennières, Clos de Coulaine, Papin&Chevallier, 2006:

Ce domaine est réputé.

Belle couleur déjà dorée pour ce vin au beau nez d'agrumes avec une très discrète touche oléagineuseet on sent déjà l'alcool.

 En bouche, l'attaque est franche, le milieu de bouche donne du gras, des agrumes, de l'alcool à profusion, trop sans doute. La finale est un peu verte, signe que le vin aura encore besoin de vieillir tant pour estomper son fort niveau d'alcool que pour améliorer sa finale.












Une très belle bouteille (esthétiquement) dont le vin doit encore se discipliner.



Nous continuons avec un Côte de Jura, Boilley, 2002 Les Marnes Bleus:

Sa couleur est jaune or aussi et le nez évocateur quant à la noix. On tend à penser de suite à une proportion de savagnin ?

En bouche le milieu est bizarrement un peu aqueux et la finale s'en ressent, cela tranche avec l'attaque sur la noix et si typique. Cela tranche surtout par rapport à la dernière bouteille ouverte qui était bien plus expressive...Ou sont-ce les vins précédents qui lui font ou nous font cet effet ?

Pas déplaisant néanmoins.

Ensuite, c'est autour d'un vin encore servi à l'aveugle et mon convive est décontenancé: la couleur est très somble avec des reflets violets. On dirait un vin du sud. Il se lance d'ailleurs avec raison sur cette piste. Le nez est cassis, mais aussi avec une pointe de réglisse et de violette. On pense à de la syrah, grenache et pourtant je ne sais pas si je psychote mais j'ai l'impression qu'il pinote ?

En bouche, le vin est concentré toujours sur le cassis, un peu de fraise et de la violette, zan etc. La finale est déconcertante avec du sucre qui remonte d'où on ne sait où...Eh bien, il s'agit d'un vin...allemand...Hans KOCH 2003 - Weingüt - Trocken etc (que de mentions!) 2003 de Kandel...C'est drôle quand mon convive voit l'étiquette, il le trouve tout de suite moins bon ;)

Pourtant même s'il est dérangeant pour le palais français, on ne peut pas dire qu'il soit mauvais si ce n'est cette finale un peu trop compotée qui désharmonise le tout.

Repost 0
10 novembre 2008 1 10 /11 /novembre /2008 08:41

Nous voilà donc parti pour un Beaune 1er Cru Domaine Delagrange 1998: un bon vin mais aux tannins finaux encore serrés qui lui laissent un peu de marge. Je ne peux plus en dire plus car j'attendais les photos pour mettre l'article en ligne, malheureusement, les photos ne semblent pas prêtent d'arriver pour une raison que j'ignore...Le morgon bu ce jour là était très plaisaint mais je n'en connait plus le détail, donc je n'en parle pas. Il en va de même pour ce Riesling de Bergheim.

Repost 0
7 novembre 2008 5 07 /11 /novembre /2008 09:22



Une vigneronne moderne

A la Vancelle, un panneau un peu surprenant indique un vigneron. Pourtant, nous sommes bien loin de la route des vins et de la zone AOC. Ce sont les affres d’aujourd’hui lorsqu’une jeune vigneronne se lance dans une exploitation.

 

Caroline Eggenspieler a 31 ans. Elle est fille de vignerons depuis trois générations. Son père, qui a eu quatre fille, a été un grand promoteur du pinot noir de qualité en Alsace et au-delà. "  Le travail de la vigne m’a toujours passionnée  ", depuis toute petite. Je ne me voyais pas faire autre chose " indique la jeune femme, désormais mère de deux enfants. Elle fait des études au lycée viticole de Rouffach puis complète sa formation par des études d’œnologie à Obernai. Diplômes en poche, elle se lance dans la création de sa propre entreprise. Les vins Eggenspieler existent officiellement depuis 2006, premier millésime embouteillé. Avec 4,5 hectares de vignes disséminés entre Châtenois et Scherwiller pour le riesling, Epfig pour le gewurztraminer, Rosheim pour le sylvaner et enfin Otrott pour le pinot noir, les terroirs sont les plus adaptés pour chaque cépage. Cela est un avantage pour le consommateur mais pas forcément pour le viticulteur qui s’oblige à de fastidieux déplacements. Et Caroline a une autre passion : le miel. Châtaigier, sapin ou toutes fleurs, c’est un complément au cohérent au travail de la vigne, " même si les abeilles sont au plus mal, en ce moment " relève l’apicultrice-viticultrice.

 

Vendanges, an III

 

Pour ses troisièmes vendanges, Caroline a trouvé son rythme de croisière. Elle se sent à sa place en tant que femme, mère et vigneronne. " En 2008, ce n’est plus un problème, beaucoup de femmes sont reconnues dans ce milieu. Mais il est vrai que mon mari me donne un sérieux coup de main ". Joffrey Eggenspieler est pour sa part responsable d’exploitation forestière mais s’investit aussi beaucoup dans les vignes. " Je m’occupe aussi des enfants " indique ce père moderne. Pour le moment, le raisin est encore vinifié à Barr avec un œnologue qui suit le processus. " Pour ce qui est de notre implantation actuelle à la Vancelle, il était difficile de trouver rapidement un endroit approprié sur la route des vins ainsi que d’acheter des vignes. Je souhaite encore louer un hectare " avoue Caroline. Mais le couple a acheté une ferme à Scherwiller, au cœur du vignoble dans laquelle il stockeront dès l’an prochain le produit de leurs vignes chez eux, enfin.

 

Philippe Grussenmeyer (c) DNA 2008.

Repost 0
7 novembre 2008 5 07 /11 /novembre /2008 07:33

Château MARTIN 1996 Saint-Estèphe : Superbe arômes de fruits rouges (cerise pleine, fraise…). Tannins bien fondus, vraie longueur en bouche qui se termine en apothéose sur de subtiles notes plus empyreumatiques. Je pensais qu’il serait bon mais là c’est un vrai bonheur.

MADIRAN (?) : 1987 : A la vue du bouchon, j’ai eu peur. Mais le vin est intact. Caractéristique de son âge avancé, le temps l’a bonifié sans doute mais il est maintenant à boire. Fondu, mais vivace voire fougueux, il est généreux et caractéristique : superbe affaire !

TOKAY PINOT GRIS SELECTION DE GRAINS NOBLES 1996 : Domaine Des Anges : ROHRSCWIHR(?). LE SGN en Tokay est très spéciale car sur le leetchees de manière exacerbée poui celui qui est habitué au Gewurtz SGN…Personnellement j’accroche pas trop surtout pour le prix. Expérience à faire et à apprécier.

 

GEWURTZRAMINER 2000 CUVEE SPECIALE LEON IX GRAND CRU EIGER : Pitié, laisser le un peu respirer dans votre verre sous peine de vous gâcher du vrai plaisir qu’il peut vous offrir : des vrais notes de fruits jaunes et exotiques (goyave) font de ce vin très agréable et racé un partenaire idéal pour vos desserts ou apéritifs. (pourrait dire un guide ! J ).

BORDEAUX ST GEMME 2000: Je le trouve un peu déséquilibré comme ce TOKAY PINOT GRIS 2006 (sur les 2006 on pouvait encore mettre la mention TOKAY ?) de chez MOSER à BARR: Nez complexe mais bouche happée par le sucre trop exacerbé et une finale avec trop d'acidité...Pourtant on me rétorque que c'est la cuvée Particulière...Je répond tant pis.

Repost 0
3 novembre 2008 1 03 /11 /novembre /2008 21:26
La choucroute de poisson composée notamment de saumon et de noix de Saint-Jacques est délicieuse...Et les vins?

Voilà ce Riesling Grand Cru Schlossberg 1998 de la cave KK: Eh bien il faut reconnaître qu'il tend vers un début d'oxydation :(...Mais la bouche est ample et révèle pas mal de sucre avec une finale qui laisse encore transparaître le terroir. L'oxydation reste donc légère mais réelle !

Riesling 2005 Cave d'Ingersheim (=J. Geiler?): Ce générique remplit son office avec honnêteté.

Riesling 2006 Cuvée Sainte-Marguerite Jean Geiler et sa fameuse bouteille à facettes : Oui, le fruité est plus intense mais le sucre aussi (bouteille à facettes, bouteille à sucrette ?)...Heureusement avec le munster cela passe assez bien.











Succulente choucroute de poisson !



Repost 0
1 novembre 2008 6 01 /11 /novembre /2008 08:21

Ouvert en premier lieu, un gewurztraminer 2004 "Bollenberg" (GC?) de chez Théo CATTIN (à ne pas confondre avec le tumultueux Jacques). Un nez prometteur et en bouche c'est très bien sauf que ce vin est presque un liquoreux ! Le piège si on ne connaît pas ce qui était mon cas les raisons ont du être récolté en surmaturité, mais ce Gewurz est très bien. Ce n'est pas que le sucre l'écrase, au contraire il le met en valeur, le tout c'est de le savoir avant de le déboucher pour un plat exotique !


Comment définiriez-vous cette couleur?

Nous ouvrons ensuite le Gewurztraminer 2007 "KRITT" de chez GRESSER (Andlau) : Sa robe est bien plus claire que le précédent. Le nez est typé, en bouche le fruit est bien étalonné tout comme l'équilibre parfait. Ca croque presque sous la dent ! Un vin techniquement parfait ou presque. ET pour KRITT: c'est le terrain qui court d'Andlau à Villé, à proximité de Neubois (Kritt en Alsacien).

L'étiquette mention le degré de sucre 1 c'est très sec 10 c'est très liquoreux. Ici le curseur s'arrête sur 3. J'aurai mis 4 (c'est quand même moelleux !) bien que je ne connaisse pas les autres crus...Mais le sucre est présent mais juste ce qu'il faut ce vin est très bien équilibré et très plaisant.
Malgré son jeune âge, il est déjà très bon à boire.

Nous sommes en présence deux bons Gewurztraminer. Le premier s'exprime sur un registre entre moelleux et liquoreux. Le second reste juste moelleux.


















Un vin qui croque en bouche !

Repost 0