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2 décembre 2008 2 02 /12 /décembre /2008 19:35

Nos hôtes parisiens ouvrent ensuite une bien belle bouteille:

Un Châteauneuf du Pape La Bernardine Chapoutier 1998:

Un vin déjà évolué mais qui reste emprunt d'une réelle douceur presque étonnante en milieu de bouche.

Les fruits rouges et les épices dansent avec bonheur dans ce vin dont les touches tertiaires de fourrures et de gibier sont déjà bien présentes (ce qui me fit penser à l'aveugle à un Bourgogne, c'est dire si j'étais troublé), même si ce ne fut pas l'avis de tous !

 

 Un grand vin qui tient ses promesses !

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1 décembre 2008 1 01 /12 /décembre /2008 21:11

Il est ainsi des idées reçues non pas par la poste mais par le colportage populaire et l'inertie de temps anciens qu'on a encore du mal à digérer.

 

Ainsi les vins de Savoie ne seraient-ils que des petits vins de soif légers et appropriés pour une raclette.

 

Eh, bien ce samedi soir passé à Paris chez des amis, authentiques passionnés de la bonne bouteille, a permis de démontrer que la Savoie est capable du meilleur.

 

En témoigne ce cru issu du cépage l'Altesse qui m'était inconnu au goût.

 

 A la dégustation à l'aveugle, je tâtonne entre la Loire voire un improbable vin du Sud-Ouest.

 

 

Ce cru est étonnant, il révèle une entrée en matière avec un volume et une générosité de fruits à chair blanche superbe. Le milieu de bouche trahit des raisins récoltés en surmaturité avec un côté moelleux très étudié.  Point de lourdeur mais que du plaisir qui est prolongé par une finale extraordinaire qui redevient tendue et part sur les agrumes avec une longueur épatante. Vraiment, quelle réussite !

 

 

Ce vin c'est un domaine Dupasquier "Fleur d'Altesse".

 

Alors bien sûr vous pourrez me rétorquer que plus que la région, c'est le vigneron lui-même qu'il convient de féliciter ! Eh bien, admettons que les deux y sont pour quelque chose ainsi que notre découvreur de talents ! :)

 

 

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23 novembre 2008 7 23 /11 /novembre /2008 19:13

Vigneron indépendant, voilà une mention qu'on trouve souvent sur des bouteilles et qui tiennent même salon.

 

Souvent gage de qualité, on ne peut cependant pas généraliser.

 

Mais finalement c’est un peu paradoxal de dépendre d’une association de vignerons dits indépendants alors que par définition, ils ne le sont plus dès lors qu’ils adhèrent à cette association d’ailleurs payante et dont on paie le prix lorsqu'on achète le vin.

 

Finalement, le vrai indépendant, n’est-ce pas celui qui ne dit rien ?

 

Et encore, il sera toujours dépendant de la nature, de son talent et de sa clientèle : C'est d'ailleurs les seules dépendances acceptables ! 

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23 novembre 2008 7 23 /11 /novembre /2008 18:45

Quel vin agréable, ce Sancerre Auchère, 2002, cuvée de l'Abbaye. Sa couleur bien dorée laisse espérer le meilleur et c'est le cas: un vin sur le citron, le pamplemousse dont l'intensité va crescendo avec un milieu plutôt gras et une finale très longue et dont les fruits continuent à faire leur show dans votre palais, comme s'ils étaient infatiguables: mais on ne s'en lasse pas !

 

La deuxième bouteille était bouchonnée...Cela arrive !

 

Une fois n'est pas coutume, j'ai trouvé ce Sancerre à l'aveugle, il faut dire qu'il m'était connu.

 

La suite toujours à l'aveugle est plus corsée: en effet, je donne le chenin comme cépage mais ensuite c'est plus dur puisqu'il y a aussi du sauvignon blanc dans ce Blanc de Blanc (in French in the text), Zonnenebloem  ,2005, d'Afrique du Sud: Il est alcooleux, gras mais un peu en retrait (plus de fleurs blanches que d'agrumes) par rapport à son prédécesseur.

 

Un souvenir que nous avions ramené de l'Ile Maurice !

 

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23 novembre 2008 7 23 /11 /novembre /2008 18:42

 

Ce Muscadet Grand Lieu, 2005, Vieille vigne, Château de la Grange de propose un vin séveux en bouche : il est relativement gras avec de belles notes de fleurs blanches, tout cela reste d’une belle fraîcheur. C’est vraiment un très très bon vin.

 

Quand on en connaît le prix, on se dit que certains vignerons respectent encore le VRAI prix du vin. Car ce produit d’excellente qualité se vend à moins de 4€ ! Eh oui…D’un seul coup, cela remet les idées en place…et doit déranger et interpeller… ! Mais en aucun cas je ne suis revenu sur mon jugement comme d'autres pourraient le faire.

 De la Grange, beau rapport qualité prix ! Les autres régions peuvent s'en inspirer !)

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22 novembre 2008 6 22 /11 /novembre /2008 16:31

La bouteille de ce second vin du Château Fontesteau, Messire de Fontesteau,Haut-Médoc, 2002 a belle allure: lourde et à l'étiquette raffinée, le bouchon n'est pas en reste.

 

Le nez est sur le fruit noir, le cuir et il est bon, classique, un poil faible quand même, mais c'est un 2002. Il se boit.

 

 

Nous sacrifions également à la tradition du Beaujolais Nouveau en évitant Duboeuf...C'est fait et le saucisson était label rouge :)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Evoquons encore ce rouge de Mittelbergheim (A.Wantz), 2006 où le bois souligne un fruité de peau de raisin. Simple et bien fait.

 

Un riesling Henri Hehrart 2006 (Ammerschwhir) a été débusqué dans la cave. Je ne sais plus d'où provient cette bouteille et si ce viticulteur est réel ? En tout cas l'étiquette fait très supermarché mais le nez est très agrumes comme l'attaque du duo citron-pamplemousse matinée de pierre à fusil, très tendu bien fait même si le milieu de bouche et la finale laisse un sentiment déceptif.

 

 

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15 novembre 2008 6 15 /11 /novembre /2008 09:50

Au sortir d'une réunion (il est presque 22H00), nous voilà conviés de façon impromptue chez "Manu" pour une belle dégustation dans une demeure digne des meilleures revues ! Merci à Muriel pour son accueil chaleureux et aux convives présents.

On démarre par un Lussac Saint-Emilion, Les vieux chênes, 2002:


La robe est sombre, (la pièce aussi) et le vin un peu frais et se livre mal mais on y dénote les fruits rouges (cerises...) et des tannins bien fondus déjà, soyeux. Un vin gourmand et facile à boire.

Le vacqueyras Fonséguille 2003 qui suit est aussi un vin gourmand. Sur un nez de confiture de fraise, le débat en bouche s'intensifie sur les petits fruits rouges, la fraise et une finale savamment orchestrée sur la réglisse avec le poivre noir et les épices de rigueur. Un vin à boire désormais et bien fait. 60% Grenache (eh Oui Manu !!) et 30% Syrah (re-eh oui Manu ! ) 10% Cinsault-Mourvèdre.












Pas forcément idéal dans l'ordre de service le dernier vin goûté est un Rully 1er Cru Préaux de chez Suremain, 2002: il pinote certes et le fruit est présent mais sa fluidité dérange, sans doute eu égard au vin bien plus puissants dégustés juste avant. Comment le pinot noir pourrait ainsi lutter contre les hordes de Grenache et Syrah qui l'ont précédé ?


Une acidité omniprésente est aussi là pour confirmer cette sensation. Cependant, il devrait être bu en premier car il semble néanmoins bien ficelé...Je ne puis donner d'avis définitif en l'occurence. Pourtant 2002 était un bon millésime en Bourgogne, autant qu'il m'en souvienne ?

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15 novembre 2008 6 15 /11 /novembre /2008 09:21


Quelques bouteilles dégustées avec un excellent souvenir pour le NOAILLAC 1996 et le BERNATEAU 1995 !
La taille de la photo ne permet pas forcément de lire les millésimes, ah cette technique !

Je récapitule: Moulin à Vent 1993 (Moulis)
PICHARD, 1994 (Madiran),
Bernateau ( ST émilion GC) 1995,
Noaillac, Haut Médoc Cru Bourgeois 1996
et Tour Saint Joseph 1997 (le moins bon de la série).

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11 novembre 2008 2 11 /11 /novembre /2008 09:43

Ah ! Qu'il est difficile l'accord entre mets et vins...Pour une fois je ne me suis pas trompé en prenant un Gevrey Chambertin 2004 Bouchard Père & Fils avec une noisette de daguet et sa poire aux airelles.

Non, je ne suis pas fan de gibier que je cotoie souvent le dimanche matin dans la forêt mais là je dois dire qu'il faut relancer le marché car les sangliers foisonnent. Bon en l'occurence je mange du jeune cerf: Mon Dieu que cette viande fond dans la bouche, elle est d'une tendresse inimaginable et juste bien saisie. Bravo au restaurateur (la couronne, Scherwiller) qui malgré une serveuse un peu dépassée ne gâche rien au plaisir de cette viande délicieuse !

 

Et ce Gevrey exhale typiquement la Bourgogne au nez...ou plutôt le pinot noir puisque la bouteille bue dimanche soir de ce Pinot Noir 1993, Hummel, Boersch avait quasiment le même nez en plus faisandé...Eh oui incroyable similitude entre cet Alsace et ce Bourgogne. Mais finalement, c'est le même cépage...

 

Ce Gevrey est très classique. Pour un 2004 je le trouve déjà bien évolué. On y retrouve sans souci le cassis, un peu de cannelle et une finale suffisament épicée pour répondre à la sauce relevée du daguet, à défaut d'une complexité quelconque. Une vraie danse endiablée à laquelle se livrent ses deux partenaires dans mon palais enchanté.

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Published by Philton - dans Restaurants etc.
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10 novembre 2008 1 10 /11 /novembre /2008 16:50
ROselyne et Christian m'ont invité pour un excellent filet mignon de porc à la crème...L'occasion de goûter quelques crus:

Muscat Mischler 1996, Benwihr : Nez typique mais bouche fuyante avec un appui incertain malgré un fruité présent. Excès d’acidité ?

Tokay Pinot Gris 2004 Goettelmann, Châtenois : Après le vin précédent on a du mal à retrouver ses marques. Et le peu dégusté ne permet pas de se faire une opinion réelle sur le moment.

Cotes du Rhône Guigual 2004 : Facile, agréable et soyeux. Guigal, égal à lui-même !

On fait une pause et puis...



Gewurztraminer, 2005, cuvée prestige, Hubert Meyer, Blienschwiller
 : Un vin d’une belle précision dont la palette aromatique est celle d’un arc-en-ciel : des agrumes aux fruits exotiques, tout y passe ! Le spectre du moelleux s’étire doucement vers une finale plaisamment acidulée. Très beau gewurz qui doit s’en doute ne pas être éloigné des standards des VT…Il faut dire que c’est le vin fait pour le titre de Miss Alsace de sa fille…Ceci explique sans doute cela.

























Hubert Meyer peut être fier de sa fille et de ce cru !

Un autre VT était prévu mais malheureusement, volant oblige, nous en resterons là !

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