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30 septembre 2008 2 30 /09 /septembre /2008 20:30



Toujours à l'occasion de cette fête, j'ouvre un magnum de crémant d'Alsace André DUSSOURT (Scherwiller) millésimé 1999. Le couloir central présente une belle finesse de bulles réunies en une myriade parfumée. La bouche est très plaisante avec une finale longue. Le vin est sec et pourtant dégage de belles notes parfumées de fruits blancs et fleurs associées. La bouteille a beaucoup plu, unanimement.

 

Cet Aloxe Corton 2000 du Domaine KLEIN a failli passer dans l'évier tant à l'ouverture il sentait le bouchon. Mais après aération, tout s'est évaporé comme par miracle. C'est étonnant, une telle métamorphose. Sans doute était-ce une odeur initiale trompeuse...Car finalement il se révèle certes évolué comme en témoigne sa robe tuilée mais ses quetsches compotées et ses épices puissantes de milieu de bouche le rendent bon à boire quoiqu'évolué. Il n'aurait sans doute pas tenu deux ans de plus.

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29 septembre 2008 1 29 /09 /septembre /2008 19:45

En cette très belle journée d'octobre, annonciatrice de belles vendanges en Alsace, je souhaite ouvrir un tokay pinot gris pour accompagner une salade gourmande (noix, gésier, confit...). Au dernier moment, dans ma cave (c'est cela aussi la magie d'une cave à vin), je rencontre par le plus grand des hasards, un Bordeaux blanc...

Sans conviction, je me dis, allez changeons un peu !

Ce Château Tour de CALENS, 2002, Graves, blanc m'est quasiment inconnu. Acheté au salon des vignerons indépendants, je n'ai pas eu l'occasion réelle d'en goûter.

Eh bien ce vin est une pure merveille ! La belle robe or (cf. photo) laisse ensuite la place à un nez sublime dominé par la clémentine ou la mandarine (merci à mon épouse pour sa juste analyse olfactive). Mais c'est tellement plaisant que c'est à peine croyable :

La bouche est sphérique, pleine, grasse mais sans lourdeur aucune. Je pense à un élevage en fût mais totalement harmonieux, pas dominant mais complément utile de la mise en valeur toujours des agrumes et notamment de la clémentine avec une note secondaire sur le citron voire le citron vert qui complète vraiment de manière harmonieuse un fruité agréable comme si on retombait en enfance avec une vraie gourmandise !

Si je tenais le vigneron qui a fait ce vin, je ne pourrais faire qu'une chose: le serrer dans mes bras !


La photo est un peu floue...Mais pas le vin, qui est admirable !
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27 septembre 2008 6 27 /09 /septembre /2008 11:59

La cuvé Mythique 2006....En terme de marketing, ça en jette ! "Mythique !" Appeler ainsi un vin c'est presque l'appeler PETRUS ! Sauf que c'est du Languedoc...Je goûte donc ce vin composé de carignan, mourvèdre, grenache et syrah. Ce sont des vignerons qui mettent en commun leurs meilleures micro-cuvées. La robe est sombre, le nez prometteur et la bouche déclare une belle composition ronde et fruité. Je sens la violette du grenache et du carignan aussi, la cerise est présente et surtout une finale qui est très agréable (prune ?) et plutôt longue en considération de la jeunesse de ce vin très facile à boire.

Au fait, la bouteille coûte 5,99€. Je n'aime pas parler du prix du vin car cela renvoit à l'affreux concept média à la mode "pouvoir d'achat"...Mais là il faut avouer que c'est un rapport prix plaisir qui me permet de dire qu'on peut se faire plaisir encore sous 6€ !

Le SAint-Chinian 2006 le Roc de Tejedor est un peu plus léger et souffre de la comparaison. Mais il n'est point à dénier ! Même à ce quasi-vil prix !

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24 septembre 2008 3 24 /09 /septembre /2008 18:38

Eh oui, c'est la leçon à tirer de ce  Haut-Beychevelle Gloria 2000 qui m’interpelle.



Mon premier réflexe est de penser qu’il s’agit du second vin de Beychevelle mais j’ai un doute…Evidemment il pourrait l’être pour Gloria.













Finalement, ce n’est ni l’un ni l’autre, même s’il fait partie de la mini constellation Martin, également propriétaire de Gloria. Mais il s’agit de 5 hectares à part de ce Saint-Julien de bon aloi, policé et bien comme il faut. Eh oui ! On le répétera jamais assez : méfiez-vous nous des noms et des étiquettes en général.
























                                 Prestation grand luxe pour ce cru de garage...


Sur la pièce de bœuf, le Montagne Saint Emilion Cazelon 1994 assure la direction avec une constitution plus charpentée, malgré son âge plus avancé et sa finale de tabac très intéressante.


























Des bouchons longs pour ces deux Bordeaux...

Mais remontons un peu le temps car l'entrée était accompagnée d'un  Saint-Véran Faiveley 2005 avec sa touche de lactose, son gras sans lourdeur, ses agrumes légers et sa droiture noble (grâce à sa minéralité) nous a séduit sur une belle tranche de saumon fumé.




Le Croze Hermitage Guigal 2006, lui, est encore très jeune et fauve. Un peu débridé et vivace, il se stabilise un peu et le côté végétal laisse enfin un peu de place à un  fruité comme le melon blanc. Le soleil est présent même si la sensation de lourdeur est atténuée.

 Un CDR Guigal 1998 (rouge) témoigne de la belle capacité de vieillissement de ce cru simple qui laisse apparaître néanmoins un dépôt important. Il reste toutefois nettement plus avancé que le Montagne Saint-Emilion Cazelon, pourtant de quatre années son aîné.

Mention pour le champagne Perrard Blanc de blanc qui fait partie des bouteilles (je ne puis les citer toutes) qui ont conclu cette journée avec aussi un marc dit "Provençal" dont je vous parlerai une autres fois...

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21 septembre 2008 7 21 /09 /septembre /2008 09:27

Ah, le bouchon ! Le meilleur ami ou ennemi du vin ? On a tout écrit dessus...Alors hier au soir, c'est tartes flambées maison (Flammkueche en Alsacien.)...J'ai donc mis au frais un Riesling de M.GOETTELMANN, 2002, Châtenois...Pas de chance, il est bouchonné. Qu'à cela ne tienne, je prépare une seconde bouteille au frais du même vigneron mais en 2003...




















2002 ou 2003 ? Les bouchons sont morts...:(

J'ouvre...Il est ENCORE plus bouchonné...La loi des séries. Plus de Riesling au frais nous nous rabattons sur un Bourgogne Rosé Epineuil 2005 (Domaine Fourmillon) qui se mariera étonnamment bien avec la tarte flambée !

Il offre un nez très floral sur la rose notamment et en bouche c'est la groseille matinée de framboise délicate qui ressort. Il semble presque meilleur que cet été et constitue une belle alternative aux rosés provençaux ! J'avais fondu pour le millésime 2003 qui était fantastique ! Le 2005 est plus discret mais sympathique pour Epineuil, ce secteur longtemps abandonné regagnera bientôt ses lettres de noblesse.

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21 septembre 2008 7 21 /09 /septembre /2008 09:23

Eh oui, j'avais envie d'une petite bière...Mais celle-ci possède une belle étiquette et en plus elle est excellente, brassée à 1000 mètres d'altitude:

c'est écrit dessus...En Bavière, car naturellement je l'ai cherché en Allemagne. Elle faisait très nature avec pas mal de levures !

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20 septembre 2008 6 20 /09 /septembre /2008 10:22


Le coup d'envoi a été donné en Alsace, ce lundi. Et toute la semaine a été marquée par un temps ensoleillé et sec à défaut d'être chaud. On notera quand même quelques pointes à 22°C au soleil.  

Mais l'importance est peut-être moindre puisque les vendanges actuelles concernent le crémant. Il est vrai que pour ce pétillant, l'état sanitaire du raisin n'est pas forcément primordial...

Mais pourvu que cela dure !

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17 septembre 2008 3 17 /09 /septembre /2008 20:10

Ce pinot noir provient du domaine Hummel. Boersch, méconnu et pourtant, ce monastère est le berceau du pinot noir en Alsace, selon d’érudits historiens. Son millésime, 1993, n’enchante guère les foules.

A la couleur, on voit qu’il fait son âge. Son aspect tuilé voire rouillé est certain. Il est clair et tend quasiment vers le rosé. Au début, le nez est sur le petit fruit rouge mais peu encourageant.

En bouche, il sent renfermé, le rance, un peu la venaison.

 Au fur et à mesure, il s’ouvre vers des notes kirschées légères puis même de fraise et fraise des bois. On sent la Bourgogne mais timide…Il tend à être fluet, c’est vrai. Mais il se défend encore bien ce " simple " Pinot Noir Alsacien pour 15 ans !

Le fromage ramené en direct des alpages autrichiens le dépasse clairement. D'ailleurs ce dernier s'accomoderait mieux d'un Riesling bien sec et nerveux. Mais enfin ! D'ailleurs ce fromage artisanal est monstrueusement riche, dense, texturé, vivant, pour ainsi dire ! Quand on le compare à un fromage industriel, on comprend sa douleur !

Revenons au vin qui pendant ce temps évolue étonnamment sur un sentier olfactif qui me fait plus penser à un vieux châteauneuf du pape qu’un vieux pinot noir…Bizarre mais c’est ainsi que je l’ai ressenti. Sans doute mon manque de connaissance et d’expérience m’induisent en erreur.

Atypique et intéressant !

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16 septembre 2008 2 16 /09 /septembre /2008 20:12

Non, ne fuyez pas ! I Ou sinon fuyez les clichés !l est tout à fait possible de faire d'excellents crus sur ce terroir...Explications à travers l'interview d'un viticulteur new generation !

Thomas Ludwig (tout à gauche) figure la nouvelle génération des vignerons allemands.
Il a fait ses études en France (Montpellier).


Interview de Thomas Ludwig, viticulteur en Moselle (Allemagne).

Philippe : Bonjour, pouvez-vous vous présenter rapidement ?

Thomas Ludwig : Bonjour. J’ai 35 ans, je suis vigneron en Moselle. J’ai repris le flambeau familial voilà quelques années, quand mon père s’est arrêté. Nous sommes viticulteurs de père en fils depuis 1628. J’ai fait mes études à Montpellier.

Phil : Présentez-nous votre domaine

TL : Il s’agit d’un domaine qui s’étend sur 9 hectares. Quelques uns sont sur le terroir " … " connu pour être très pentu. Le degré de pente atteint 70% à certains endroits, plein sud. Le sol est constitué de schiste et offre donc des vins très minéraux. Nos rendements se situent entre 40hl/hectare à 60hl/hectare. Nous cultivons à 80% du Riesling. Le reste est constitué de pinot noir et blanc, et chose nouvelle, de sauvignon.

Phil : Les vins de Moselle n’avaient plus spécialement bonne réputation. Qu’avez-vous fait pour redorer leur blason ?

TL : Comme je le disais, nous avons réduit les rendements de manière significative. Mais pour le reste, je conduis en respectant la nature. Cela ne signifie pas que je fais du vin bio, bien sûr. Mais nous limitons les traitements et labourons le sol tant que c’est possible avec de l’engrais naturel aussi.

Le vin a toujours été de qualité chez nous, quoiqu’on puisse en dire. Mon père était déjà respectueux de la qualité produite mais il est vrai que la baisse des rendements a permis un gain de qualité significatif.

Phil : quels sont vos clients ? Car l’Allemand est plutôt réputé buveur de bière…

TL : Lorsque j’ai fait mes études en France, j’ai pu constater que la région de la Moselle allemande est plus proche de la culture française que de la culture allemande. Les clients locaux sont donc nombreux. Mais aussi, l’Allemagne consomme désormais 25 litres de vin par an et par habitant. Ce chiffre est en constante progression. Cela dit, j’exporte principalement vers le Danemark mais aussi vers Hong-Kong et Singapour.

 

Phil : Décrivez vos deux principaux crus :

 

TM : le Riesling Trocken est un vin sec et minéral. Il ressemble un peu au Grand Cru Moenberg qui existe en Alsace, à Andlau. Le " Spätlese " est plus fruité, récolté plus tardivement, mais il n’est tout de même pas comparable à un vendanges tardives. Il se situe à un niveau intermédiaire.

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13 septembre 2008 6 13 /09 /septembre /2008 17:36



Ce Côte du Rhône E.GUIGAL se vend sans doute à une quantité énorme. A l’époque, j’ai dû le payer entre 4,50 et 4,99€ (lors d’une foire aux vins). Et pourtant, oui, ce millésime 2002 ouvert ainsi donne du plaisir. Il pourrait être à son apogée. A-t-on le droit de parler d’apogée pour un " petit " vin, vin industrieux ? Sinon, je me l’octroie tant il est vrai que les notes de cerises, de framboises mûres et une touche empyreumatique (moka?) rend ce vin plein et plaisant.

Il est vraiment bon et pour à ce prix-là, ils sont rares à offrir autant de plaisir.

Alors, bravo ! J’ai pu voir l’autre jour un autre GUIGAL, un chateauneuf du Pape 1999 qui someille…Il va falloir songer à le réveiller d’ici à quelques mois… J


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