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20 décembre 2008 6 20 /12 /décembre /2008 09:16

Dans la dernière RVF (Revue du Vin de France) au sujet des SGN d'Alsace on apprend que "les plus belles réussites sont issues des meilleurs producteurs"...

Pas mal, non ?


:)

Je viens d'être interpellé par l'auteur de l'article, Jean-Emmanuel Simond.

Pourtant, il n'est pas contestable que cette phrase est écrite noir sur blanc page 114.

Il n'est pas question pour moi de remettre en cause la qualité du papier en lui-même: je voulais simplement souligner la redondance de la phrase: les meilleurs producteurs sont ainsi qualifiés parce qu'ils produisent justement le meilleur vin.

 Cela ne va pas plus loin. L'article  offre un tour d'horizon juste de la production des SGN même si pour un amateur éclairé (en particulier Alsacien), on espère toujours qu'un petit producteur soit détecté dans une cuvée atypique. On peut se féliciter d'y trouver Braun, Francis Muré etc.

 

Et s'interroger sur l'absence de René Muré (sauf erreur de ma part?) par exemple.


Comme le dit également Stéphane dans son commentaire plus bas, on ne réinvente pas la poudre.

En conclusion, saluons ce papier qui apporte sa contribution à faire savoir que les grands liquoreux alsaciens n'ont rien à envier à leurs surmédiatisés équivalents du Bordelais (Sauternes...).

Merci donc à M. Simond pour son papier mais également pour l'intérêt qu'il porte à ce blog.

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19 décembre 2008 5 19 /12 /décembre /2008 10:23

Voici un superbe Gigondas qui fait honneur à son appellation : De couleur sombre, il exhale des arômes de poivre blanc, d'épices et de fruits. En bouche c'est une belle attaque où la puissance est présente avec une finale où on détecte un élevage en fût (touche vanillée).


C'est atypique, me semble-t-il car le boisé se sent en général au nez puis à l'attaque plutôt qu'exclusivement en fin de bouche. Les tannins sont présents mais intégrés, discrets et sans histoire (garde ?)

Un des meilleurs Gigondas que j'ai bu, sinon le meilleur en ce millésime 2005.

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14 décembre 2008 7 14 /12 /décembre /2008 20:47

Itterswiller est un bien joli village.

Le Riesling de Rémy & Robert Kieffer à l'étiquette soignée a pourtant été une source de déception dans ce millésime 2006: En effet, si la robe jaune pâle est normale, le nez est un peu éteint.

L'attaque démarre timidement pour être immédiatement bloquée par un arrière goût de type "médicaments", pharmacie des plus douteux. Est-ce un lot qui a ce défaut ou uniquement cette bouteille, je n'en sais rien, mais en tout cas le vin était très désagréable.

Le Klevener lui s'en sort bien mieux. Cependant, s'il est un bon compagnon de l'apéritif, il devient un peu lourd avec l'entrée. Sa sucrosité est trop imposante pour autre chose.

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13 décembre 2008 6 13 /12 /décembre /2008 16:02
Une fois de plus, je dois avouer mon étonnement sur ce simple Saint-Emilion de l'union des vignerons de Saint-Emilion.

Je procède à l'exonération du bouchon et c'est incroyable, le bouchon est quasiment intact en tout cas à peine quelques millimètres sont imprégnés du précieux liquide.

A sa robe, le vin dénote à peine ses 24 ans. Au nez, le café est très présent, il est vrai. En bouche les tannins sont bien fondus mais l'aspect fruité n'est pas occulté par les arômes tertiaires très sympathique. Sa vigueur n'est certes plus grandiloquente si tant est qu'elle le fût un jour.

Mais pour un Bordeaux "générique" de cet âge combien de GCC aujourd'hui feront le poids en 2030 ?














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11 décembre 2008 4 11 /12 /décembre /2008 20:24

 



Les bulles manquent un peu de force, la première impression est donc plus que décevante car Cette cuvée Edouard Julien, Millésimée 2002 est ce qui se fait (théoriquement) de mieux chez ce vigneron.

Cela est d'autant plus navrant que le vin se révèle d'une très belle complexité mêlant la vanille, la noisette sur une finale qui part sur le citrus. Très fin.

La deuxième bouteille aura le même défaut sur les bulles. Et la cave peut diffcilement être mise en cause !
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10 décembre 2008 3 10 /12 /décembre /2008 20:22

Avec ce duo de foie gras frais d'oie et de canard, voilà un Gewurztraminer 2000, VT, Ville de Colmar: Le nez est explosif de fruité comme la première attaque. Le gras donc le liquoreux est présent. On regrette juste une finale un peu fuyante. Mais le vin reste très bien dans son ensemble et très costaud !


Entraînement pour Noël !

L'oie de Fritz Lutz (Strasbourg) nous laisse un peu sur notre faim...

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Published by Philton - dans Restaurants etc.
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10 décembre 2008 3 10 /12 /décembre /2008 20:17

Avec ce magnifique coeur de filet de boeuf, nous ouvrons une Cote Rôtie, Champon, 2005 de chez Stéphane Pichat...Ma première pensée est qu'il doit être bien trop jeune ! Sa couleur profonde est superbe mais révélatrice de sa jeunesse.

Et pourtant, même si le l'élevage en fût n'est pas absent, il est parfaitement intégré à la trame fruitée. Les fruits noirs dégagent une véritable atmosphère comme un cortège sanitaire de bien-être ! La finale est suave, sur du velours, soyeuse et généreuse. Il est parfaitement à boire déjà.

 

Je me demande à quoi ressemble un tel vin nettement plus vieux ?

 

En tout cas une belle surprise qui se paie néanmoins un certain prix.

 

Mention spéciale pour la bouteille très lourde et la belle étiquette aussi ! Même si ce n'est évidemment pas l'essentiel, c'est toujours agréable.

 

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7 décembre 2008 7 07 /12 /décembre /2008 09:12

Trop sûr de moi, j'ai voulu m'enteter à déguster à l'aveugle malgré un rhume assez sévère.

Bien mal m'en a pris puisque j'ai systématiquement confondu un Sylvaner 2006 de chez Eggenspieler avec un Pinot Gris de la cave de Beblenheim de 2004.

Mais, mais...ce sylvaner est assez atypique car il n'est pas léger, et floral mais il semblait nettement plus concentré que la moyenne...Vraiment étrange. Quant au 2004, il était quasiment en retrait pourtant il partait très bien. Sans doute à regoûter, le nez débouché !

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7 décembre 2008 7 07 /12 /décembre /2008 09:06


C'est en Bourgogne. 1947, année du siècle ?

Le Corton 1934 de la Reine Pédauque est déjà vendu 1000€...Alors je n'imagine pas le prix du 1947 !

Surtout chez la Reine Pédauque qui n'est pas dans les petits papiers de la presse et pourtant j'avais goûté un excellent magnum de Savigny...
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2 décembre 2008 2 02 /12 /décembre /2008 20:01

Ultime bouteille de cette dégustation (avec un étonnant whisky japonais), le fameux Rousillon de Bizeul doté d'une très belle étiquette.

Le seul que je découvre à l'aveugle de la soirée (enfin je dis Languedoc...) jeune: Il s'agit d'un 2007 (le Savoie était un 2005) et très atypique presque encore une gourmandise pas du tout tannique (ce ne serait pas un défaut) mais absolument soyeux et très fruité. Totalement à boire, ce vin tonique qu'on apprécie avec une facilité déconcertante. Encore une brillante réussite  !  Bravo à notre ami SuperPinguoin pour cette soirée.

Je m'aperçois que je n'ai pas de photo de cette dernière bouteille, pour compenser une petite photo des desserts signés...Pierre Hermé !

 

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