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Bienvenue sur ce blog qui est un peu un journal de nos dégustations et qui vous est grand ouvert !

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Mon rêve américain

Voici un article que je trouve intéressant, et le cuisinier aime les bons vins !

Alain Grandadam a 25 ans et il est né un premier janvier, cela ne s'invente pas. Le jeune homme avait deux rêves qu'il vient de concrétiser : devenir cuisinier et travailler aux Etats-Unis.

 

Le premier, c'était de devenir cuisinier. Ses grands-parents tenaient le restaurant du Frankenbourg à Dieffenbach-au-Val, aujourd'hui fermé. Il était souvent à observer et même donner un coup de main en cuisine. « Ce sera mon métier plus tard », avait-il alors affirmé. Ses parents ne l'avaient pas encouragé dans cette voie souvent semée d'embûches et surtout où le temps de travail ne compte pas. Mais rien n'y fera, Alain part étudier au lycée hôtelier d'Illkirch où il termine ses études par un BTS gestion hôtelière. « Le diplôme est plutôt axé sur le management, beaucoup partent gérer des hôtels de chaîne. Moi, j'avais envie d'avoir le couteaux entre les dents », se souvient le futur cuisinier. Le BTS ne prévoit que quatre heures de cuisine par semaine, mais la meilleure école est le terrain.

La bougeotte du cuisinier

 Diplôme en poche, Alain fait ses armes comme commis dans un hôtel-restaurant de Gordes dans le Vaucluse sous la houlette de Michel Delburgo qui officiera plus tard au Négresco à Nice. Moins d'un an plus tard, c'est le départ pour le port de Bonifacio où il exerce cette fois-ci comme cuisinier à part entière. Ensuite, c'est la Suisse où il travaille avec un chef colmarien et gagne sa confiance jusqu'à devenir second. Le premier rêve s'est donc réalisé, malgré des conditions de travail pas toujours évidentes.

En route pour les « States »

 Le second rêve d'Alain, c'était l'Amérique. « Mon oncle m'avait offert un drapeau américain que j'avais accroché au-dessus de mon lit. Et je me disais un jour j'irai là-bas, c'était comme une obsession mais en forme d'objectif », se rappelle Alain. Après 8 mois en Corse, il décide de partir. C'est une agence de voyage batave qui se charge de le placer dans un établissement californien. « Je voulais travailler dans un restaurant gastronomique et en Californie », dit Alain. « Les démarches administratives ne sont pas évidentes. Le visa pour rester 1 an et demi se cherche à Paris et il y a une sacrée attente », déplore le chef cuisinier français. Mais il en faut plus pour le décourager.

Dans la Nappa Valley

 Il arrive dans la Nappa Valley, au coeur du vignoble californien, berceau des plus grands vins américains où les vignes s'étendent à perte de vue et les vignerons utilisent des petits avions privés pour se déplacer. «  Le restaurant, c'est l'auberge du soleil en français dans le texte, mais tout le monde dit « Inn of sun ». J'ai galéré au départ : l'accent n'est pas évident, il faut trois mois pour s'acclimater à la langue et au reste ». Alain n'est pas parti pour s'enrichir financièrement mais plutôt pour se forger des souvenirs : il a bourlingué un peu partout là-bas bien que son travail de chef de partie ne lui laisse que peu de loisirs. L'établissement est huppé et le couvert moyen est à 350 $, vins compris. Alain expérimente les différents postes en cuisine et travaille essentiellement avec des européens : «  c'est une main-d'oeuvre peu chère et bien formée pour les américains  », constate le jeune français. Au bout d'un an et demi, il revient dans l'autre vallée, celle de Villé. Mais il se prépare déjà à repartir dans un restaurant à Zurich. Mais Alain a un troisième rêve : « ouvrir son propre établissement ou alors partir en Asie. Je verrais bien ».

Ph.Grussenmeyer (c) DNA 2008.

Édition du Ven 31 oct. 2008

 

 

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